Trottinette électrique : 14 ans, 25 km/h, assurance et amendes à 135 €

Guépard casqué sur une trottinette électrique sur une piste cyclable, panneau de piste et feu à vélo
Sommaire7 sections
  1. 01Quel est le statut juridique d’une trottinette électrique ?
  2. 02À partir de quel âge peut-on conduire une trottinette électrique ?
  3. 03Quelle vitesse maximale, et pourquoi le débridage est interdit
  4. 04Comment choisir sa trottinette : les critères qui comptent
  5. 05Où rouler : chaussée, piste cyclable, trottoir
  6. 06Équipement obligatoire : casque, gilet, éclairage, écouteurs
  7. 07L’assurance obligatoire et le comparatif des amendes

Quel est le statut juridique d’une trottinette électrique ?

La trottinette électrique est un engin de déplacement personnel motorisé, ou EDPM, une catégorie propre du code de la route entrée en vigueur en 2019, distincte du vélo, du cyclomoteur et du piéton.

Le code de la route (article R311-1) définit cet engin par sa conception : il est conçu pour une seule personne, sa vitesse est limitée à 25 km/h et sa puissance reste modeste. Une trottinette sans moteur, elle, est assimilée à un piéton et doit circuler sur le trottoir à l’allure du pas, d’après la fiche de service-public sur les EDPM, mise à jour le 11 août 2026. Une trottinette dont la vitesse dépasse 25 km/h par construction sort de la catégorie : elle devient un cyclomoteur, avec plaque, assurance et permis.

Ce statut explique tout le reste. L’engin n’a ni plaque ni carte grise, mais il engage la responsabilité de son conducteur comme un véhicule, d’où l’assurance et les règles de circulation qui suivent.

À partir de quel âge peut-on conduire une trottinette électrique ?

L’âge minimum est de 14 ans, et un seul occupant est admis : transporter un passager est interdit et se paye 135 €, selon service-public (page consultée le 2 octobre 2026).

Un enfant de moins de 14 ans ne peut donc pas rouler seul sur la voie publique avec une trottinette motorisée. Il n’existe pas de permis à passer à 14 ans : seule la limite d’âge s’applique. Le parent qui prête l’engin à un plus jeune s’expose, en cas d’accident, à un litige avec l’assureur, d’où l’intérêt de relire le contrat.

Les modèles « enfant » limités à une faible vitesse et vendus pour jouer dans un jardin ou sur un terrain privé ne changent pas la règle sur la voie publique. Pour un enfant plus jeune, la trottinette non motorisée reste la bonne option.

Quelle vitesse maximale, et pourquoi le débridage est interdit

La vitesse maximale d’une trottinette électrique est de 25 km/h, et un engin qui dépasse cette vitesse n’est plus une trottinette : il doit être immatriculé, assuré et conduit avec le permis adapté.

Débrider une trottinette pour aller plus vite sort donc l’engin de la loi, et le conducteur du cadre légal. Modifier ou laisser modifier le limiteur de vitesse d’un tel engin est puni, selon l’article L317-1 du code de la route sur Légifrance, de un an d’emprisonnement et de 30 000 € d’amende au plus, avec immobilisation de l’engin possible. Côté assurance, un sinistre avec un engin modifié se règle mal : l’assureur peut refuser de couvrir un véhicule qui ne correspond plus à celui déclaré.

Pour ceux qui cherchent à acheter, le chiffre de « 25 km/h » inscrit sur la fiche technique est un plafond légal, pas un argument de vente. Préférez un modèle dont l’autonomie et le freinage conviennent à votre trajet. Pour choisir, regardez le poids si vous la portez dans les escaliers, deux freins indépendants, des feux puissants, une résistance à l’eau annoncée par le constructeur et une taille de roue qui absorbe les pavés.

Comment choisir sa trottinette : les critères qui comptent

Le bon modèle dépend d’abord du trajet : la distance quotidienne fixe la capacité de batterie, le poids décide si vous pouvez la monter chez vous, et le freinage décide de votre sécurité.

Prenez la distance aller et retour, ajoutez un tiers de marge, puis comparez à l’autonomie réelle rapportée par les essais indépendants plutôt qu’à la brochure. Vérifiez ensuite le poids : une machine de plus de vingt kilos se porte mal dans un escalier. Regardez les freins (deux freins indépendants, idéalement un frein à disque), la taille des roues, la présence de feux puissants et de clignotants, et l’indice de protection contre l’eau annoncé par le constructeur. Un prix très bas cache souvent une batterie de petite capacité ou un freinage faible.

Où rouler : chaussée, piste cyclable, trottoir

En agglomération, la trottinette électrique emprunte les pistes cyclables, sinon les routes limitées à 50 km/h ou les zones piétonnes à 6 km/h ; le trottoir est interdit sans autorisation du maire.

Hors agglomération, le même texte autorise les pistes cyclables et les voies vertes. L’autoroute et les voies rapides sont fermées aux EDPM. En cas de trottoir sans arrêté municipal, l’amende est de 135 €. Dans les transports en commun, les règles dépendent de chaque réseau : certaines compagnies acceptent les trottinettes pliées, d’autres les refusent ou limitent leur présence aux heures creuses. Renseignez-vous auprès de l’exploitant avant de monter.

Équipement obligatoire : casque, gilet, éclairage, écouteurs

L’engin doit porter freins, avertisseur, feux avant et arrière et dispositifs rétroréfléchissants ; le casque et un équipement réfléchissant sont obligatoires à Paris et dans plusieurs départements, et les écouteurs sont interdits.

La fiche de service-public sur les EDPM cite, au 11 août 2026, Paris, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis, le Val-de-Marne, les Alpes-Maritimes et l’Yonne parmi les zones où le casque est obligatoire. Ailleurs, un vêtement ou un gilet réfléchissant s’impose la nuit ou par visibilité réduite. Même quand la loi ne l’exige pas, le casque reste une précaution de bon sens : on chute à 25 km/h sur une roue petite, sans protection.

Le port d’écouteurs ou de casque audio est interdit au guidon. Un téléphone tenu en main n’est pas permis non plus. Les feux doivent fonctionner en permanence, pas seulement quand la nuit tombe.

L’assurance obligatoire et le comparatif des amendes

Une assurance en responsabilité civile est obligatoire pour rouler en trottinette électrique, car elle couvre les dommages causés à autrui, par exemple un piéton blessé ou un véhicule abîmé.

Elle ne couvre pas toujours vos propres blessures ni le vol de l’engin : vérifiez ce que contient votre contrat. Une assurance habitation inclut parfois les EDPM, souvent sous conditions de vitesse ou de puissance, d’où l’appel à votre assureur avant de rouler. Pour comparer, voici les amendes forfaitaires que la fiche service-public et le dépliant de la Sécurité routière sur les EDPM citaient au 2 octobre 2026.

InfractionAmende
Rouler sur le trottoir sans autorisation135 €
Rouler hors des zones autorisées135 €
Transporter un passager135 €
Conduire avec des écouteurs135 €
Conduire un engin débridé135 €

Les autres infractions (équipement manquant, casque, vitesse, défaut d’assurance) ont chacune leur barème : consultez le code de la route sur Légifrance pour le montant exact. Pour recharger l’engin chez vous, le guide du scooter électrique détaille la recharge sur prise domestique, et le guide des bornes de recharge explique les circuits et la copropriété.

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